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Pourquoi avons-nous autant de mal à écouter nos besoins ?

Pourquoi avons-nous autant de mal à écouter nos besoins ?

« Je ne sais plus ce que je veux. »

C’est une phrase que j’entends régulièrement en accompagnement.

Pourtant, lorsque nous prenons le temps d’échanger, je constate que les personnes savent souvent très bien ce qu’elles ne veulent plus.

Un travail qui n’a plus de sens.

Une relation qui les épuise.

Un rythme devenu insoutenable.

En revanche, lorsqu’une autre question arrive…

« De quoi avez-vous besoin aujourd’hui ? »

Le silence s’installe.

Comme si cette question, pourtant si simple, était devenue difficile.

Pourquoi est-il parfois plus facile d’identifier ce qui ne nous convient plus que ce dont nous avons réellement besoin ?

Nous apprenons très tôt à répondre aux attentes des autres

Dès l’enfance, nous apprenons à vivre en société.

Nous intégrons des règles, des habitudes, des responsabilités.

Nous apprenons à être de « bons élèves », de « bons collaborateurs », de « bons parents » ou de « bons conjoints ».

Progressivement, nous développons une grande capacité d’adaptation.

Cette capacité est précieuse.

Elle nous permet de vivre avec les autres.

Mais lorsqu’elle devient permanente, elle peut nous éloigner de nous-mêmes.

À force de nous demander ce que l’on attend de nous, nous finissons parfois par oublier de nous demander ce dont nous avons besoin.

Nos besoins sont pourtant essentiels à notre équilibre

En psychologie, un besoin n’est pas une envie passagère.

C’est une condition nécessaire à notre équilibre physique, émotionnel ou psychologique.

Le psychologue Abraham Maslow a proposé dès les années 1940 une hiérarchie des besoins humains. Il explique que des besoins comme la sécurité, l’appartenance, l’estime de soi ou l’accomplissement influencent profondément notre bien-être.

Plus récemment, les chercheurs Edward Deci et Richard Ryan, à travers la théorie de l’autodétermination, ont montré que trois besoins psychologiques jouent un rôle majeur dans notre motivation et notre équilibre :

Le besoin d’autonomie, c’est-à-dire avoir le sentiment de pouvoir faire des choix qui nous ressemblent.

Le besoin de compétence, se sentir capable d’agir efficacement.

Le besoin d’appartenance, se sentir relié aux autres et reconnu.

Lorsque ces besoins sont nourris, nous avons davantage d’énergie, de motivation et de satisfaction.

À l’inverse, lorsqu’ils sont ignorés pendant une longue période, ils peuvent favoriser le stress, la démotivation ou un profond sentiment de décalage.

Les émotions nous donnent souvent une information précieuse

Contrairement aux idées reçues, les émotions ne sont pas des obstacles.

Elles sont des indicateurs.

La colère peut signaler qu’une limite a été dépassée.

La peur peut révéler un besoin de sécurité.

La tristesse peut accompagner une perte importante.

La joie apparaît souvent lorsqu’un besoin essentiel est nourri.

Autrement dit, nos émotions ne sont pas le problème.

Elles nous informent sur ce qui est en train de se passer en nous.

Le véritable risque est de chercher à les faire taire sans écouter le message qu’elles portent.

Ce que j’observe dans mes accompagnements

Lorsque j’accompagne une personne, je constate rarement un manque de motivation.

Je rencontre surtout des personnes qui se sont tellement adaptées qu’elles ne savent plus répondre à une question pourtant fondamentale :

« De quoi ai-je besoin ? »

Certaines ont besoin de ralentir.

D’autres de retrouver de l’autonomie.

Certaines ont besoin de reconnaissance.

D’autres simplement d’avoir le droit de dire non.

Très souvent, ce ne sont pas les solutions qui manquent.

Ce qui manque, c’est la compréhension du besoin qui se cache derrière la difficulté.

Et lorsque ce besoin devient enfin visible, les décisions deviennent souvent plus simples.

Non parce que la situation a changé.

Mais parce que le regard porté sur elle a évolué.

Retrouver sa liberté de choisir

Nous passons une grande partie de notre vie à répondre aux attentes des autres.

Puis arrive parfois un moment où une autre question devient essentielle.

« Est-ce que ce choix répond encore à ce dont j’ai réellement besoin ? »

Retrouver sa liberté de choisir ne commence pas toujours par une grande décision.

Elle commence souvent par une prise de conscience.

Prendre le temps d’écouter ce qui est essentiel pour soi.

Parce qu’avant de savoir où aller, il est parfois nécessaire de retrouver ce qui nous manque vraiment.

Délizia Grelot – DEL Coaching

J’accompagne les femmes, les hommes et les dirigeants à prendre du recul, comprendre leur fonctionnement émotionnel et retrouver leur liberté de choisir.

Rendre visible l’invisible.

Deviens émotionnellement libre. 

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